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2021

[projet actuellement en pause]


(Pour plus d'infos rdv sur Instagram)

Nous sommes la plus large minorités au monde et portant nous sommes invisibles.  Nous sommes largement sous représentées dans les sphères publiques ; médiatiques, ou politiques. L'intime ne fait pas exception, ainsi la plupart du temps, nos corps et psychés sont disqualifiées par leur altérité.  

C'est pourtant faux de penser que nous n'avons rien à dire sur le sujet, la question est plutôt de savoir qui est prêt à vraiment écouter ? Portée par l'héritage de la culture crip, j'interroge depuis plusieurs mois, des personnes handicapées sur leurs jeux, désirs, explorations, envies…  

Nos vies intimes et sexualités semblent faire l'objet d'un constant débat auquel nous ne sommes que rarement conviés.  Que ce soit dans le discours médical, les productions journalistiques ou audiovisuelles, c'est comme si nous n'avions le choix qu'entre voyeurisme et rejet.  

Image couleur (comme les suivantes) Sofianne ce maquille, il est de profil, sa main vers l'oeil, on ne voit pas son regard, juste sacoupe rasé, sa barbe, et la lumière qui tombe sur ses épaules.


« C'est un peu une pause, comme quand je chante ou je danse, il n'y a plus rien. On appelle ça la cyclotimie créative. Pour moi le sexe c'est un peu de l'art, surtout quand tu y ajoutes le BDSM. Il y a le jeu, les rôles, comme au théâtre.»


Entre deux cuisse, une main utilise un sextoy contre sa vulve. A l'arrière plan un visage flou se reflète dans le miroir.








Si vous souhaitez participer à ce projet, n"hésitez pas à me joindre via la page contact, ou les réseaux sociaux.

  • Sofiane est couché sur un lit, le regard dans le vague, il y des tas de vetement autour de lui
  • "Ce que j'aime dans le sexe c'est la sensation, ce moment où je suis en confiance, dans le relâchement. Il y a un moment comme hors du temps qui me fait du bien parce que je n'ai plus d'angoisses, je ne ressent plus toutes ces questions qui sont là, en permanence dans ma tête. À ce moment là ça disparaît.

    Ça créer une bulle, où je me sent en sécurité ça me fait du bien. J'ai l'impression d'être un peu hors du temps et ça m'apaise."

    Sofiane est le premier a s'être prêté à l'exercice.

  • Image du buste à la taille de sofiane, avec une personne dans le visage est caché qui lui enfile un strap on en cuir. autour de son coup se trouve des chaînes argentée.
  • "J'ai pas toujours envie de déconstruire quelqu'un pendant des heures. Que ce soit sur le genre, la race ou la neuroatypie, je cumule un peu. Parfois, j'ai pas envie de faire l'effort. Il y a toujours ce dialogue à faire, et parfois c'est fatiguant, je voudrais juste que les gens comprennent qu'on puisse juste apprécier le moment."


  • Sofiane a le regard baissé vers un gode noir qu'il tient comme si il s'agissait de son pénis avec un air penseur.

©2021, Harriet de G.